«La mise en œuvre des droits de sauvegarde provisoires sur les importations les armoires et meubles-lavabos en bois massif et en bois d’ingénierie est une très bonne nouvelle pour les entreprises canadiennes de fabrication de produits du bois, ainsi que pour les innombrables employés, familles, entrepreneurs et communautés qui en dépendent. Nous nous réjouissons de voir que les préoccupations légitimes des Canadiens industrieux ont été entendues et traduites en action par le gouvernement fédéral. Nous remercions tout particulièrement le cabinet du ministre des Finances Champagne, et celui du premier ministre Mark Carney, pour leur soutien à l’industrie manufacturière et à l’emploi au Canada.
Cette annonce envoie un message clair à nos partenaires commerciaux : le Canada continuera de défendre des conditions commerciales équilibrées et équitables dans notre pays.
C’est une victoire pour l’industrie canadienne, le savoir-faire de nos travailleurs et l’investissement dans nos entreprises.
Le Tribunal canadien du commerce international (TCCI) a entrepris une enquête sur les conditions commerciales qui affectent les fabricants canadiens de certains produits du bois. Ce tarif est une mesure temporaire visant à stabiliser les entreprises canadiennes pendant le déroulement de cette enquête. Il est pleinement conforme aux accords commerciaux en vigueur au Canada.
Nous avons franchi une étape cruciale dans la bonne direction. Toutefois, à l’Alliance canadienne des produits du bois (ACPB), nous demeurons préoccupés par deux points principaux.
Premièrement, plusieurs types de produits en bois fabriqués localement ont été exclus du tarif douanier, alors qu'ils rencontrent les mêmes difficultés que les armoires et les meubles de salle de bain. Par exemple, de nombreux fabricants de planchers de bois et d'autres meubles ont déjà licencié du personnel ou ont complètement cessé leurs activités, et ces tendances se poursuivront sans mesures d'allègement.
Deuxièmement, un tarif de 25 % ne doit être considéré que comme un point de départ. Nous ne pouvons pas nous arrêter là si notre objectif est de contrebalancer les tarifs beaucoup plus élevés, qui pénalisent actuellement les exportations canadiennes et qui entraînent le détournement de produits du bois étrangers à des prix non concurrentiels vers le Canada.
Nous comptons poursuivre notre collaboration avec le Tribunal canadien du commerce extérieur (TCCE) afin de trouver une solution qui permettra à l’ensemble des fabricants canadiens de produits du bois de concurrencer sur une base équitable.

Nous saluons la rapidité avec laquelle le gouvernement a reconnu la situation critique à laquelle font face les fabricants de produits du bois au Canada, ainsi que sa décision déterminée d'amorcer une enquête de sauvegarde mondiale pour le compte de notre industrie. Cette enquête envoie un message clair au marché canadien et à nos partenaires commerciaux : le Canada défendra des conditions commerciales équilibrées et justes.
Toutefois, cette enquête n’est que la première étape d’un long processus.
Depuis le début, nous soutenons que la mesure de sauvegarde mondiale doit s’accompagner de droits de douane provisoires immédiats sur les produits étrangers entrant au Canada. L’enquête en soi ne suffira pas à offrir le soulagement et la stabilité dont notre industrie a besoin, ni à protéger les dizaines de milliers de Canadiens qui en dépendent.
Les conséquences pour l’industrie sont bien réelles et se font déjà sentir. Des emplois ont été perdus, des entreprises familiales ont fermé leurs portes et les communautés subissent une pression croissante. D’autres fermetures suivront si les fabricants canadiens sont contraints d’attendre la fin de l’enquête sans que des droits de douane ne soient imposés.
Les fabricants de produits du bois du Canada ont besoin de conditions de concurrence équitables. L’Alliance canadienne des produits du bois continuera de défendre leurs intérêts en luttant pour les produits locaux, les emplois locaux et les communautés qu’ils soutiennent.
